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Frey : "Je n'ai pas gagné assez de titres"

Le microcosme de l'autre côté des Alpes le considère comme le grand rival de Gianluigi Buffon, qu'il a remplacé à Parme quand le champion du monde est parti à la Juve. Depuis qu'il est à la Fiorentina, Sébastien Frey a amélioré son bagage technique et gagné en charisme. Le gardien international est aujourd'hui, à 28 ans, une étoile du Calcio. Mais comme le dit lui même l'intéressé, il manque maintenant des titres et son roman avec les Bleus à completer, à commencer dès l'Euro 2008. En attendant, Frey va tenter de qualifer la Viola pour la Ligue des Champions et rempoter la Coupe de l'UEFA. ESPN Soccernet lui ouvre ses colonnes. Entretien exclusif.

Contre la Lazio vous avez gagné sur la fin bien que jouant à onze contre dix pendant plus de la moitié du match. Juste avant, vous aviez perdu séchemment à Naples. L'équipe serait-elle un peu fatiguée ?
Oui nous avons joué beaucoup de matches et nous sommes en effet tous un peu fatigués. Mais c'est le lot de chaque équipe. Quand on arrive en fin de saison, rien n'est défintif et il peut arriver n'importe quoi. Il faut rester concentrer et gérer nos forces de la meilleure façon pour les matches qui restent.

Dans la course à la quatrième place, vous ne craignez finalement que Milan ?
Non je ne dirais pas ça. Vu les derniers résultats il reste en course l'Udinese et la Sampdoria en plus du Milan. Par tradition et ambition, le Milan veut cette place là. Cela va être un sprint à couper le souffle et aucun faux pas n'y sera permis.

Et l'autre duel au sommet entre l'Inter et la Roma, comment le voyez-vous ? Le Milanais Chivu dit que c'est impossibile que les Romains puissent rejoindre le champion en titre. Vous êtes d'accord avec lui ?
Jusqu'à peu de temps j'aurais dit oui. Mais depuis samedi dernier je n'en suis plus vraiment convaincu. La Roma réalise une saison exceptionnelle, tout comme l'Inter, qui malgré tout est en train de payer psychologiquement son élimination en Ligue des Champions. Ça va être un feu d'artifice d'ici la fin de saison.

La vente des billets pour Fiorentina-PSV est en train de battre tous les records. Vous êtes désormais tout près de ce rendez-vous européen, si vous deviez choisir entre la 4ème place et la victoire en UEFA que choisiriez-vous ?
Nous avons envie de jouer sur les deux tableaux, même si la Coupe de l'UEFA n'est pas la Ligue des Champions c'est une belle vitrine qui a son charme. La quatrième place, elle, je puis vous dire que nous l'avons obtenue déjà deux fois avant de nous l'être retirée pour les raisons que vous connaissez. Nous y tenons beaucoup et même ci c'est difficile, on va vraiment tout donner pour les obtenir toutes les deux.

"Buffon, lui, a gagné la Coupe du Monde"

Comme gardien, vous êtes considéré en Italie par tous comme une garantie. Personnellement, pensez-vous être désormais au niveau de Buffon ?
C'est un plaisir d'être comparé à un mythe comme Gigi. Ça veut dire que j'ai fait de belles choses ces dernières années, mais lui a la chance de jouer avec la Nazionale depuis plusieurs années et d'avoir gagné la Coupe du Monde ce qui n'est pas peu.

Cesare Prandelli, votre entraîneur, lance beaucoup de jeunes et plait aux grandes equipes du Calcio. Il a récemment déclaré qu'il ne voulait pas trahir Florence. Pensez-vous pour autant qu'il y une possibilité qu'il parte ?
Je réponds là ce que j'ai dit pour moi en janvier: dans le football il est hypocrite de dire jamais ou d'assurer rester toute sa vie quelque part. Il est vrai que l'entraîneur ressent ce poste d'une façon particulière. Il est très reconnaissant envers Florence et les gens qui lui ont témoigné tant d'affection dans les mois difficiles pour lui. Je pense qu'il a quand même l'intention de rester à la Viola.

Le club vient juste de signer le gardien du Cruzeiro Fabio. Si en janvier vous sembliez plus enclin à partir, vous avez récemment déclaré que vous ne bougeriez pas. Il en restera ainsi à 100% dans quelques mois ?
Je me répète mais dans ce sport tout peut arriver. Je voudrais rester, le projet du club ici m'attire. Mais il faut voir du côté des dirigeants s'il y a la même volonté. Le fait d'avoir engagé un nouveau gardien me fait réfléchir vu qu'il y en a déjà deux autres après moi, d'égale valeur. On verra en juin, on parlera autour d'une table et nous évaluerons ensemble la situation.

Dernièrement vous avez dû louper le match de l'équipe de France contre l'Angleterre pour blessure. Pensez-vous déjà avoir la garantie d'être dans la liste des 23 pour l'Euro ou bien craignez-vous que Raymond Domenech ne change d'avis au dernier moment ?
Ecoutez, nous sommes à des années lumiere du fait que je puisse être titulaire à l'Euro 2008. Pensez que quand je suis convoqué c'est toujours pour être numéro trois. Je ne sais que dire sur votre question. Les dernières rumeurs laissent entendre que je serai dans les 23, c'est déjà très appréciable. On verra ensuite si je jouerai.

Inexpliquablement, Raymond Domenech, à part Vieira semble vraiment snober les Français qui jouent dans le Calcio. Comment est-ce possible ?
Peut-être parce qu'il ressent de façon particulière la grande rivalité qu'il y a avec l'Italie, surtout depuis la Coupe du Monde. Et pour ça, peut-être ne veut-il pas venir en Italie pour superviser les joueurs.

"Mon histoire avec les Bleus est incomplète"

De façon plus générale, qui sont pour vous les favoris pour l'Euro 2008 ? Je dis France et Italie, avec le risque de se retrouver si tout va bien en demi-finale.

Et au final, vous craignez l'Italie ?
Je ne sais pas. L'Italie est une grande équipe, ils sont champions du monde. Désormais entre nous il y a une énorme rivalité, tous les Français le ressentent et désirent les battre. Pour nous, ça serait l'occasion d'une rapide revanche. Nous nous préparons pour cela, l'équipe est forte et nous avons confiance.

Qu'attendez-vous de cet Euro ?
Un très haut niveau, certainement meilleur que les derniers qui étaient pourtant déjà bons. Avec tout le respect que j'ai pour le reste du monde, il y a en Europe des equipes très, très fortes et je pense qu'il va y avoir des surprises. Au départ, il n'y a rien de fixé. C'est un tournoi très ouvert, je prends pour exemple la Roumanie qui fait partie de notre groupe. Elle n'est pas donnée favorite pour sortir de la poule mais elle a de très grands joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs européens. Ça sera difficile de les battre.

Faisons un petit retour en arrière. Qui était votre idole quand vous étiez gamin ?
Je n'en avais pas vraiment. Simplement parce qu'à l'époque le niveau technique des gardiens n'était pas aussi élévé qu'aujourd'hui. Mais j'admirais beaucoup Dino Zoff pour son charisme et son esthétique. J'aimais aussi beaucoup le mythique Lev Yashin.

Yashin justement a été le seul gardien de but à recevoir le Ballon d'Or. Cela vous gène-t-il que ce poste ne soit pratiquement jamais en course pour ce trophée, à part Buffon après la Coupe du Monde 2006 ?
Il est reconnu que pour les défenseurs et les gardiens, c'est très difficile d'avoir les mêmes chances que les attaquants. J'espère que le prochain qui le gagnera ce sera moi, peut-être grâce à quelques victoires importantes de l'équipe de France.

Quels sont les jeunes espoirs que vous avez pu remarquer dernièrement ?
Jouant en Italie je suis particulièrement la Serie A, où depuis ces dernières années il n'y a pas eu l'émergence de grands gardiens sortis du crû. Même si celui d'Empoli, Bassi, a toutes les qualités requises pour devenir un grand gardien.

Qu'espérez-vous encore de votre carrière, déjà bien entamée ?
Beaucoup! Pour l'instant même si je suis satisfait de son déroulement je n'ai pas gagné grand chose, seulement une Coupe d'Italie avec Parme. C'est déjà pas mal mais j'aimerais gagner un titre plus important en club comme avec l'équipe de France, qui pour l'instant ne m'a pas apporté d'immenses joies.

Peut-être avez-vous des regrets, l'Inter par exemple ?
Non pas du tout. Même si je suis parti de l'Inter je conserve un excellent souvenir de l'ambiance et du club. Je ne regrette pas ce que j'ai fait et en allant à Parme, qui à l'époque signifiait aller dans une des "sept soeurs" du championnats. J'estime avoir bien fait. Aujourd'hui je suis dans un grand club qui me convient. Mais mon histoire avec les Bleus est pour l'instant incomplète et ça me désole.

Outre la Viola, quelles equipe italiennes sont pour vous les plus importantes ?
Inter, Milan et Juve. En particulier les deux dernières car elles ont un charme et une histoire qui au dire des joueurs qui y sont passés, possèdent aussi des organisations absolument uniques.

Pour terminer, racontez-nous un peu qui est Sébastien Frey dans la vie privée et ce que vous faites pour vous détacher du football ?
J'ai une famille avec deux splendides enfants, je passe mon peu de temps libre avec eux et mon épouse. De temps en temps je fais un petit tour en voiture jusqu'à Forte dei Marmi, les voitures sont ma grande passion. Plus raremet, je me balade à pied dans Florence car les tifosi, bien qu'exceptionnels, montrent parfois un enthousiasme exagéré et suffoquent.